
Hello ma team verveine 🌿,
Pour ce premier article, j’ai envie de vous raconter un peu mon parcours. Partager avec vous mon avant burn-out, ma prise de conscience et ma reconstruction qui est encore en cours aujourd’hui.
Le burn-out, ce n’est pas un état duquel on peut sortir du jour au lendemain. C’est un poids qu’on doit porter pendant un bon bout de temps, accepter chaque étape et prendre les mesures nécessaires selon ses propres variables pour pouvoir sortir de ce tunnel tortueux.
Dans le monde des business en ligne, j’ai l’impression que tout le monde frôle cet épuisement ou y passe réellement. Et pour cause ! C’est un milieu où la concurrence est rude, la comparaison avec les autres est inévitable et où toutes les promesses faites par les nombreuses formations nous laissent parfois un goût bien amer lorsque les résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes.
Dans cet article, je vais vous parler de mon expérience. Si vous vous reconnaissez dans mon histoire, la bonne nouvelle c’est qu’on finit par sortir de ce mal-être 😊
Entrepreneuriat et perfectionnisme : mon quotidien avant l’épuisement
Pendant longtemps, j’ai cru que pour réussir à mener à bien mes projets, il fallait que je travaille d’arrache-pied, que j’y consacre tout mon temps et que tout soit parfait. Ce qui m’a donc amenée à “travailler” tous les jours — aujourd’hui, il me semble que je brassais du vent plus qu’autre chose.
Je ne savais même plus quel jour on était, je ne profitais jamais d’un week-end ou de réelles vacances. Pourtant, je voyageais, car j’étais “libre”, mais jamais l’esprit tranquille. Et tout ça a duré 5 ans. 5 années pendant lesquelles mon cerveau a cogité non-stop, 7 jours sur 7 !
Et pour ce qui est des résultats, ils étaient tout simplement médiocres. Alors, je ne vous dis pas l’état de mon moral 😅.
Pour avoir l’impression d’avancer, je me formais à tire-larigot. J’achetais un tas de formations en ligne, en me disant qu’il fallait que je sache tout sur tout. C’est un peu l’idée qu’on nous vend quand on est à son compte. Et ce n’est pas faux au fond, c’est important de comprendre un peu tout l’écosystème dans lequel on évolue, mais on ne peut pas tout savoir et tout maîtriser.
Il faut que je vous dise que j’étais une perfectionniste de compétition. Un trait de caractère que je prenais pour une qualité… Jusqu’au jour où j’ai réalisé qu’au contraire, c’était mon plus grand défaut, au vu de ce que je voulais accomplir.
Résultat, j’étais constamment au “travail”, je mets des guillemets car, avec du recul, je me rends compte que la plupart du temps je pratiquais ce qu’on appelle la procrastination productive. Dans mon cas, je m’organisais indéfiniment, mais j’avais de grosses difficultés pour démarrer quoi que ce soit.
Mes proches ont également souffert d’une manière ou d’une autre de mon quotidien. Sur le papier j’étais libre, car je travaillais à la maison, je n’avais de compte à rendre à personne, donc je disposais de mon temps comme je l’entendais. Mais comme je ne m’autorisais pas à profiter de moments de repos, à chaque fois qu’ils me proposaient de faire une activité, je répondais “je ne peux pas, je travaille”. Quand on partait en voyage, j’avais toujours des travaux à livrer. J’étais incapable de compartimenter ma vie professionnelle de ma vie privée. Jusqu’au jour où mon corps a dit stop…

Symptômes du burn-out : le jour où mon corps et ma tête ont dit stop
Je me sentais déjà sous l’eau depuis des mois quand un beau jour, je n’ai plus été en mesure de continuer. J’ai lutté durant un moment, mais les signaux d’alerte étaient de plus en plus présents.
Chaque fois que je voyais mon ordinateur, mon cœur se serrait. La moindre mention ayant un rapport avec le travail provoquait en moi une sensation de mal-être. Je n’avais plus aucune envie de travailler, plus de motivation, plus d’ambition. Rien n’avait plus d’importance.
À ce moment-là, en parallèle de mon activité de freelance, je suivais une formation qui devait durer une année. Malheureusement, à seulement 2 mois de la fin, mon corps et ma tête ont littéralement refusé de faire un pas de plus.
Plus rien ne fonctionnait. Mon cerveau n’assimilait plus rien, j’avais l’impression que c’était devenu de la purée. Je ne retenais plus rien, j’oubliais pratiquement tout. Je n’arrivais plus à rédiger quoi que ce soit. Je lisais les mots, sans en comprendre le sens. J’étais dans un état de fatigue extrême et ça a provoqué en moi un sentiment d’impuissance et de frustration qui m’a plongée dans une dépression. Je n’avais plus goût à rien, plus rien n’avait de sens.
Je me rendais compte que quelque chose de sérieux était en train de se passer, mais j’essayais de relativiser en me disant que c’était passager et que tout irait mieux avec un peu de repos. Malheureusement, le repos n’a pas suffi. J’ai donc pris la décision de voir mon médecin, qui m’a confirmé que j’étais en état d’épuisement physique et mental. En d’autres termes, j’étais en burn-out.
Résultat, elle m’a prescrit du repos et du Xanax ! L’ordonnance m’a fait un sacré électrochoc, je dois bien l’admettre. Mais malgré ma situation, je n’étais pas prête à accepter ce genre de traitement, alors j’ai mis l’ordonnance de côté et j’ai pris le temps de réfléchir à tout ça.
Après quelques jours à me morfondre, j’ai fini par prendre un billet d’avion pour le Maroc. J’ai mis en stand-by tous mes engagements et j’ai décidé de prendre soin de moi pendant le temps qu’il faudrait. Je me suis dit qu’il fallait absolument que j’agisse pour aller mieux et que ça devait passer par l’arrêt total de toutes mes activités et un changement radical dans mon mode de vie.
Comment se reconstruire après un burn-out ?
Ma reconstruction est encore en cours à l’heure où j’écris ces lignes. Mais pour sortir la tête de l’eau, il a vraiment fallu que j’arrête tout pendant un moment. Je sais que ce n’est pas quelque chose que tout le monde peut faire (factures obligent), mais en tout cas dans mon cas personnel, je me suis dit qu’il valait mieux vivre avec le minimum le temps de retrouver ma tête plutôt que de rester dans cet état, ou pire, m’enfoncer encore plus.
Concrètement, j’ai saisi l’opportunité offerte par mon médecin, qui m’a prescrit un arrêt maladie. Pendant ce temps, j’ai pris soin de moi. Je me suis déconnectée de tous les réseaux sociaux. Je n’avais plus accès à aucune information toxique. J’ai demandé à ma famille de m’informer si des choses graves arrivaient, mais seulement en cas d’extrême nécessité. En gros, si je ne peux rien faire pour améliorer la situation, inutile de me le dire 😅. J’ai changé mon alimentation, je me suis mise à la marche : 12 500 pas minimum par jour, ça me faisait un bien fou. J’étais au Maroc, à la campagne, au soleil et très peu, voire quasiment personne pour venir me parler de boulot.
J’ai beaucoup de chance, car ma famille m’a beaucoup soutenue, ce qui m’a permis de sortir la tête de l’eau en à peu près 2 mois. Évidemment, je n’ai pas guéri de mon burn-out en 2 mois. En réalité, tout ça s’est passé il y a 3 ans et je ne suis pas encore totalement guérie. Mais disons qu’au bout de ce laps de temps, la sensation constante de mal-être, mon cœur serré et ce que j’estime être les moments les plus difficiles de ma dépression se sont grandement atténués.
J’ai aussi pris la décision de ralentir et de revoir mes objectifs. Je n’ai pas abandonné mes projets, je les ai juste rangés dans un coin de ma tête bien en sommeil. Je leur ai gentiment demandé de ne pas me solliciter jusqu’à ce que j’aille mieux. L’idée était de revenir au bon moment avec un autre état d’esprit et de meilleures méthodes, pour réussir sans me brûler.
Entreprendre autrement : mes projets après un épuisement professionnel
Et me revoilà, trois ans après, avec mes projets de départ, mais avec une meilleure vision, un état d’esprit beaucoup plus serein et une idée claire de ce que je veux et surtout de ce que je ne veux pas faire. Je suis également beaucoup plus confiante sur mes capacités. Je pense avoir enfin surmonté mon syndrome de l’imposteur, en tout cas j’y suis presque 🙂. Ce qui change clairement la donne.
Dans un verset du Coran, Allah dit qu’après la difficulté vient la facilité. C’est exactement ce que je ressens. La difficulté est passée, maintenant des choses qui me semblaient totalement floues s’éclaircissent et prennent tout leur sens. Rien n’arrive au hasard. Aujourd’hui, je vois ça comme une opportunité de faire mieux, différemment. Ça ne marchera peut-être pas, mais j’ai décidé de faire à ma sauce. Les techniques marketing ??? Ce n’est plus mon problème ! Ça ne me parle pas. Ça me met mal à l’aise, alors j’ai décidé de faire confiance à mon instinct.
Mes objectifs avec Team Verveine, c’est :
- D’avoir un espace pour partager avec vous tout ce qui m’a aidée à poser cette charge de 300 kg que j’avais sur les épaules.
- Partager mes lectures salvatrices, mes outils d’organisation, et mes astuces concrètes pour avancer sans se brûler.
- Construire un modèle de revenus serein et passif, qui respecte mon rythme et ma santé mentale, pour prouver qu’une autre voie est possible.

Le burn-out a été l’une des épreuves les plus douloureuses de ma vie, mais il a aussi été mon plus grand professeur. Ça m’a fait comprendre que le perfectionnisme n’est en aucun cas un atout — dans l’entrepreneuriat du moins. J’ai appris à être bienveillante envers moi-même, à être patiente et que la vraie clé du succès ce n’est pas de faire tout tout de suite, mais d’avancer petit à petit.
Dans mon prochain article, je vous parlerai des livres qui m’ont aidée à traverser la tempête et dont les enseignements ont été une bouffée d’air à un moment où je suffoquais.
Si vous lisez ces lignes et que vous vous sentez au bord du gouffre, le cœur serré face à votre écran : s’il vous plaît, écoutez votre corps. Il y a une porte de sortie, on peut guérir, se relever, et se reconstruire une vie plus douce.
Prenez une grande inspiration, offrez-vous une tasse de verveine, et bienvenue dans l’équipe.
Prenez soin de vous,
Verveina 🌿
